Dimanche 07 septembre 2025
Marc part au Canada pour 3 ans.
Il hésite : faut-il liquider sa société ou simplement la mettre en pause ?
Il pense que : “pas d’activité = pas de frais et pas de tracas”.
Mais en Belgique, une société n’est jamais vraiment endormie.
Voyons pourquoi.
📢 Une société “dormante”, ça n’existe pas
En droit belge, il n’y a pas de statut officiel de “société en veille” ou “dormante”.
Tant qu’elle n’est pas dissoute ni liquidée, une société reste "vivante" :
- Elle conserve sa personnalité juridique
- Elle est toujours soumise aux obligations fiscales et comptables
- Elle peut générer des frais récurrents même si elle ne génère aucun revenu
Il faut donc, soit que les réserves soient suffisantes, soit que les actionnaires continuent d'apporter des fonds pour payer les factures.
Une société peut faire des pertes (avoir plus de dépenses que de recettes) sans faire faillite (ne plus savoir payer ses factures).
Ce sont les actionnaires qui paient pour la maintenir en vie.
💸 Les obligations qui subsistent
Une société reste une société et elle devra continuer à remplir ses obligations :
- Dépôt annuel des comptes à la Banque nationale (BNB).
- Déclaration fiscale à l’impôt des sociétés, même si elle est “zéro”.
- Déclarations TVA : soit des déclarations “néant”, soit demande de radiation.
- Mise à jour du registre UBO.
- Respect des obligations administratives (banque, Reprobel, etc.).
En clair : une société sans activité n’est pas une société “sans devoirs”. Les obligations restent entières et leur non-respect entraîne amendes et majorations.
📊 Les coûts annuels à prévoir
Une société peut paraître "dormante" mais si elle a cessé son activité en cours d’année et l’a reprise l’année suivante, les comptes annuels seront presque aussi complexes à établir.
Et même s'il n'y a aucune activité sur l'exercice, certains frais restent incontournables :
- Honoraires comptables
- Dépôt des comptes annuels à la BNB
- Cotisation à charge des sociétés
- Frais bancaires
- Assurances éventuelles
Ces frais varient selon les situations : le mieux est de demander à notre équipe une estimation précise.
🔄 Les alternatives
Voici les options possibles :
Liquider proprement
Si vous ne comptez plus l’utiliser dans les 3 ans.
Vous récupérez les fonds (en respectant les règles du boni).
Vous repartez de zéro plus tard avec une structure propre.
La transformer
En société immobilière, holding, véhicule d’investissement, ou autre.
Cela suppose des revenus passifs ou un projet, mais cela peut optimiser vos flux.
La mettre en veille stratégique
TVA radiée, contrats résiliés, mouvements réduits au minimum.
Si vous êtes sûr de revenir bientôt, cela peut-être un bon compromis.
Il n'est pas rare qu'une liquidation puisse être un meilleur choix.
Il faut analyser votre situation et vos projets.
Il est également possible de transformer l'utilisation de votre structure.
🎯 Pour conclure
Avant de prendre une décision, posez-vous les bonnes questions :
- Combien me coûte cette société si elle ne travaille plus ?
- Ai-je encore un projet réaliste dans les 12 mois ?
- La garder, est-ce une question de confort ou de stratégie ?
- Existe-t-il un usage alternatif plus pertinent ?
Ce que nous pouvons faire :
✅ Vous établir une estimation chiffrée claire des coûts à prévoir
✅ Vous proposer un scénario comparatif : garder / liquider / transformer
✅ Vous aider à mettre votre société en veille de façon propre
✅ Ou à la restructurer si vous avez d’autres projets