Le 10 Décembre 2025,
Beaucoup d’entreprises laissent leur trésorerie dormir
sur un compte courant.
Emma dort mieux avec tout son cash sur un seul compte bancaire.
Léo est prudent également mais voir son argent se dévaluer le perturbe.
Il a trouvé d'autres voies pour préserver son capital tout en le faisant travailler.
Le compte à vue d'Emma
Emma laisse son argent sur le compte courant de sa société.
C'est simple et rassurant.
Il est visible et disponible à tout moment.
Ce confort et cette absence de stratégie ont un coût :
0% d’intérêt,
une valeur réelle qui s'érode avec l’inflation.
Un capital "immobile" se dévalue : Sur 200.000 €, une inflation moyenne de 2% fait perdre environ 4.000 € de pouvoir d’achat par an. Au bout de 10 ans, cela représente presque 40.000 € d'érosion cumulée...
Les solutions de Léo
Léo opte pour la sécurité active. Il ne veut pas de risques et il veut un rendement pour sa société.
Après une discussion avec son banquier et son courtier, voici les quelques produits sélectionnés par Léo pour son épargne.
Les comptes d’épargne
Capital garanti (jusqu'à 100.000 € en cas de faillite de la banque).
Disponible à tout moment.
Taux non garanti, actuellement +/- 0,5% brut (taux de base + prime de fidélité).
Intérêts soumis au précompte mobilier (PM) de 30%, imputable à l'ISOC.
→ Le PM vient réduire l'impôt final sur le bénéfice.
Capital garanti (jusqu'à 100.000 € en cas de faillite de la banque).
Bloqué jusqu'à l'échéance (de 1 mois à 10 ans).
Retrait anticipé généralement possible avec pénalité.
Taux garanti, actuellement entre 1,5% et 3% brut, selon la durée.
Intérêts soumis au PM de 30 %, imputable à l'ISOC.
Prêt d'argent à l'État belge pour 3 à 25 ans.
Capital garanti à l'échéance.
Revente anticipée : +value ou -value selon les conditions de marché.
Taux garanti, actuellement autour de 3,2% brut (OLO 10 ans).
Intérêts soumis au PM de 30%, +value imposable et -value déductible.
Fonds investis dans des actifs monétaires court terme à faible risque (bons du Trésor, dépôts bancaires, etc.)
Capital non garanti.
Disponible à tout moment.
Taux non garanti, actuellement autour de 3% brut.
Intérêts soumis au PM de 30%.
Contrat d'assurance-vie pour une durée minimum de 8 à 10 ans.
Capital garanti (jusqu'à 100.000 € en cas de faillite de l'assureur).
Taux garanti, actuellement entre 2% et 2,5% + participation bénéficiaire (intérêts capitalisés automatiquement).
Taxe à l'entrée de 2% sur les primes (non déductible).
Montants versés non déductibles et rendements imposables (sauf EIP).
Contrat de capitalisation pour une durée entre 4 et 8 ans.
Capital garanti.
Taux garanti, actuellement entre 2% et 3% brut.
Pas de taxe sur les primes versées.
Montants versés non déductibles et rendements imposables.
Un capital “garanti” n’est jamais garanti à 100% : Sa sécurité dépend toujours de l’institution qui en porte la promesse : la banque, l’assureur… ou l’État lui-même.
Même une obligation d’État n’est sûre que tant que l’État reste solvable.
Les néobanques et leurs comptes rémunérés
Certaines banques 100% digitales offrent des taux souvent plus élevés que dans le circuit bancaire traditionnel.
Les taux peuvent être variables et ajustés à tout moment.
La garantie des dépôts dépend du pays d’établissement de la néobanque (pas toujours le régime belge).
Ces produits ne sont pas toujours accessibles aux sociétés belges.
Et leur traitement fiscal reste classique : intérêts soumis au PM de 30 %.
En conclusion
Emma et Léo sont tous les deux prudents.
Mais seul l’un des deux a compris que sécurité ne veut pas dire immobilité.
La vraie question n’est plus “est-ce risqué ?”
Mais “pourquoi la laisser dormir ?"